samedi 8 juillet 2017

Hommage - Philippe Geluck

Qui ne connaît pas Le Chat, créé par l'artiste belge Philippe Geluck en 1980 pour les faire-part de mariage de son créateur, avant de devenir une star du strip satirique dans le journal Le Soir à partir de 1983 ? Son graphisme épuré, ses couleurs vives et ses saillies percutantes, pertinentes, impertinentes, ont marqué plusieurs générations de lecteurs, dont l'auteur de ces lignes, qui trouva tardivement dans cet humour unique une source intarissable d'inspiration. Je ne pouvais donc pas ne pas rendre hommage à ce brave monsieur et à son chat, manifestement félin pour l'autre, pour ne pas citer le titre français de l'une des séries d'aventures d'un autre chat célèbre, auquel j'ai déjà rendu hommage ici.

dimanche 18 juin 2017

Hommage - Goscinny et Uderzo

Est-il ici besoin de présenter les célèbres personnages créés en 1959 par René Goscinny et Albert Uderzo, j'ai bien sûr nommé Astérix et Obélix ? Il y a deux ans, je lus enfin, pour la première fois, les vingt-quatre albums réalisés par le célèbre tandem jusqu'à la mort du scénariste Goscinny en 1977, qui signa pour beaucoup le début d'une période moins glorieuse pour les aventures des deux Gaulois, désormais orphelins d'histoires originales et de dialogues savoureux. Demeureraient néanmoins les dessins ronds, expressifs et caricaturaux à souhait d'Uderzo, reconnaissables au premier coup d’œil et auxquels ma propre vignette, pour une fois, ne rend pas hommage.

Pour en revenir à mes lectures, je fus tout à la fois surpris et ravi d'y découvrir ou d'y redécouvrir des répliques toujours percutantes, devenues cultes ("Ils sont fous, ces Romains !") ou tout simplement piquantes, la satire sociale et politique que l'on y peut trouver agrémentant l'ensemble des différents niveaux de lecture selon moi nécessaires pour donner à toute oeuvre une certaine épaisseur, gage de sa réelle qualité. S'agissant de bande dessinée, il va de soi que ces histoires ne seraient rien si, tout comme les dialogues de Goscinny, les dessins du grand Uderzo ne leur donnaient vie - et quelle vie ! - par leur côté grotesque, les variations parfaites dans le trait, les couleurs vives et les expressions mémorables de tous les personnages, tous marqués par une personnalité visuelle qui leur est propre, le tout dans des décors eux-mêmes rendus vivants par le coup de crayon généreux du dessinateur.

Enfin, cerise sur le gâteau pour ceux qui, comme moi, se délectent des calembours en cascades, tous les albums sont parsemés de jeux de mots bien sentis et pertinents, auxquels saura plus tard faire honneur Alain Chabat dans son hilarante adaptation cinématographique, sobrement intitulée Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) et bien évidemment inspirée de l'un des meilleurs albums de la série, Astérix et Cléopâtre, sorti en 1965.

samedi 3 juin 2017

Anniversaire surprise - réalisation d'une affiche

Cette semaine, à l'occasion de mon récent anniversaire, j'ai décidé de faire une petite pause dans la publication de mes hommages et de vous proposer une création que j'ai réalisée pour le spectacle d'un ami, Stéphane Bernollin, qui s'intitule "Anniversaire de dingues". C'est l'occasion pour moi de vous montrer, par ailleurs, quatre étapes majeures de la réalisation de mes dessins, qu'il s'agisse de mes Histoires cochonnes ou de mes Hommages.

Tout d'abord, voici le crayonné, l'usage intensif d'un porte-mine et d'une gomme étant de mise :


Ensuite, vient bien évidemment l'encrage, effectué à l'aide d'un pinceau Pentel à l'encre de Chine :


Suivi, de fait, par un gommage nécessaire :


Enfin, je termine par la colorisation de l'ensemble sous Gimp, en prenant soin de travailler ombre et lumière afin de produire un rendu visuel plus ou moins esthétique et cohérent :


Dans le cas de cette affiche, dont l'impression ne peut se faire qu'en noir et blanc faute de moyens substantiels, je réduis simplement la saturation des couleurs au minimum afin d'obtenir une deuxième version du dessin :


Pour conclure, voici l'affiche qu'en a tiré Stéphane :


Il va de soi que tout cela n'a pas surgi de nulle part et qu'il aura fallu, en amont, discuter avec Stéphane de ce qu'il voulait pour son affiche. Après cette discussion, m'incombait la réflexion nécessaire au choix des personnages et de la manière dont ils seraient représentés. On notera au passage le déséquilibre relatif entre les côtés gauche et droit du gâteau, dû à la taille variable des guimauves (pour laquelle je n'ai pas la moindre explication, ne m'en étant rendu compte qu'à la toute fin de mon projet...). Cela ne m'empêche pas pour autant d'être très fier du résultat final et, surtout, de mon panda !

samedi 20 mai 2017

Hommage - Saint Seiya


Avec une semaine de retard (gastro-entérite, quand tu nous tiens !), je vous propose cette fois-ci mon hommage à l'oeuvre cosmico-mythologique de Masami Kurumada, que j'ai dévorée plusieurs années durant lors de la publication au format "de luxe" de ses premiers arcs (originellement publiés à partir de 1986 au Japon). Il faut le dire, si j'appréciais, enfant, les graphismes et les idées sur lesquels reposaient la série télévisée qui en avait été tirée, j'étais loin de lui vouer le culte que je voue aujourd'hui au manga : traînant en longueur et proposant la plupart du temps des histoires sans intérêt parsemées de dialogues plutôt creux et de scènes présentes uniquement dans le but de rallonger les épisodes, le série n'entraînait aucunement mon adhésion.

C'est la raison pour laquelle il me fallut des années pour me lancer dans la version papier. Et là, quelle agréable surprise ! Que de style, que de puissance, que d'évocations, dans les histoires comme dans le trait ! Je me laissai rapidement emporté pour n'en plus ressortir que des milliers de pages plus tard, la tête emplie de constellations, d'armures et de dieux. Oui, Saint Seiya m'avait appris, à vingt-cinq ans passés, à rêver à nouveau. Quel plaisir que de suivre les pas de ces héros du cosmos à travers leur combat contre le mal pour préserver l'équilibre de l'univers ! Alors, pour toutes ces heures de pur bonheur onirique et l'inspiration que vous avez su par votre art insuffler dans mon imaginaire endormi, merci, Masami Kurumada, merci !

samedi 29 avril 2017

Hommage - Lucky Luke

Une série d'hommages ne saurait être complète sans la présence du personnage créé en 1946 par le dessinateur franco-belge Maurice de Bevere, dit Morris, Le western humoristique né sous son crayon aura considérablement évolué au fil des ans, graphiquement et scénaristiquement (qu'on me permette ici ce modeste néologisme) parlant.

Si le trait a considérablement gagné en précision pour finir par donner à Lucky Luke l'apparence charismatique et caractéristique qu'on lui connaît aujourd'hui, c'est avec l'arrivée de René Goscinny à l'écriture que les aventures de celui qui tire plus vite que son ombre (donc à plus de 300 000 km par seconde, tout de même !) prennent un tournant décisif, avec des personnages hauts en couleur et des dialogues percutants, les albums réalisés par le tandem restant à ce jour parmi les plus connus (Billy the Kid, Calamity James, Dalton City...).

Pour la petite anecdote, l'une de mes premières bandes dessinées scénarisées, réalisée lorsque j'avais neuf ou dix ans, fait ouvertement référence à la célèbre série dans son titre, Luc et Luke. L'histoire, un buddy-movie parsemé de courses-poursuites en voiture et de batailles mémorables contre des hordes de créatures surnaturelles, n'a pourtant pas grand-chose à voir avec Lucky Luke, si ce n'est peut-être les décors désertiques, fort pratiques à dessiner pour quelqu'un qui, justement, ne sait pas dessiner.

samedi 15 avril 2017

Hommage - Dragon Ball

Moulinsart attaquant peu ou prou toute personne qui se permettrait de rendre hommage à Tintin, j'ai décidé cette semaine de ne pas vous proposer ma version du personnage d'Hergé mais de passer directement à une autre des œuvres qui m'ont, à bien des égards, le plus influencé : Dragon Ball.

Cette série de mangas créée par le génie génial Akira Toriyama  en 1984 (année de ma naissance) a grandement conditionné la structuration de mes rêves, de mes histoires et de mes premières BD, pendant la fin de mon enfance et le début de mon adolescence, l'imaginaire débridé (sans mauvais jeu de mots) de l'auteur japonais mêlant son humour bon enfant (qu'accentuent des graphismes parfaits, en équilibre entre rondeur et rigidité du trait, le tout marqué par de nombreuses références à la culture populaire, d'Astro Boy (pour les cheveux pointus) à King Kong, en passant par Frankenstein et les superhéros de comics américains), son goût prononcé pour les situations cocasses et sa vision de l'homme et du monde, dans un univers où tout devient possible, y compris le déploiement du fantasme de toute-puissance, qui nourrit et compense les frustrations liées aux confrontations de l'homme au monde réel et qui peut là, grâce à la fiction, trouver un exutoire tout en conservant son nécessaire statut de fantasme.

Enfin, la réflexion morale proposée par le maître, dépourvue de tout manichéisme, dépasse de loin le cadre simpliste et moralisateur de bien des œuvres destinées au jeune public - et c'est peut-être en partie là, d'ailleurs, qu'il faut chercher l'une des principales raisons de son immense succès. Toriyama ne prend pas ses lecteurs, quel que soit leur âge, pour des idiots, et ça fait du bien !

samedi 18 mars 2017

Hommage - Où est Charlie ?

Cette semaine, je rends hommage au personnage créé par Martin Handford en 1987, dont les aventures en double-page et les couleurs vives ont si bien su me faire perdre la tête et la vue des heures durant lorsque j'étais enfant. Je prends encore aujourd'hui un plaisir inénarrable à fouiner du regard dans les moindres recoins de ces dessins tout aussi minuscules que minutieux, à la recherche de bandes rouges et blanches, de clefs et de parchemins. Ad nauseam. Littéralement.

samedi 4 mars 2017

Hommage - Garfield

Voici le premier épisode d'une courte série d'hommages à des artistes dont la création, d'une manière ou d'une autre, influença mes Histoires cochonnes. Aujourd'hui, le célèbre chat créé par Jim Davis en 1978, dont l'opportunisme, les commentaires cyniques et l'appétit légendaire sont petit à petit devenus sa marque de fabrique - sa patte, comme on dit. Son style graphique témoigne également de celle de l'auteur, dont le trait (d'humour) a fini par acquérir, au fil du temps, cette personnalité particulière, unique, qu'il est possible de reconnaître au premier coup d’œil.