samedi 3 juin 2017

Anniversaire surprise - réalisation d'une affiche

Cette semaine, à l'occasion de mon récent anniversaire, j'ai décidé de faire une petite pause dans la publication de mes hommages et de vous proposer une création que j'ai réalisée pour le spectacle d'un ami, Stéphane Bernollin, qui s'intitule "Anniversaire de dingues". C'est l'occasion pour moi de vous montrer, par ailleurs, quatre étapes majeures de la réalisation de mes dessins, qu'il s'agisse de mes Histoires cochonnes ou de mes Hommages.

Tout d'abord, voici le crayonné, l'usage intensif d'un porte-mine et d'une gomme étant de mise :


Ensuite, vient bien évidemment l'encrage, effectué à l'aide d'un pinceau Pentel à l'encre de Chine :


Suivi, de fait, par un gommage nécessaire :


Enfin, je termine par la colorisation de l'ensemble sous Gimp, en prenant soin de travailler ombre et lumière afin de produire un rendu visuel plus ou moins esthétique et cohérent :


Dans le cas de cette affiche, dont l'impression ne peut se faire qu'en noir et blanc faute de moyens substantiels, je réduis simplement la saturation des couleurs au minimum afin d'obtenir une deuxième version du dessin :


Pour conclure, voici l'affiche qu'en a tiré Stéphane :


Il va de soi que tout cela n'a pas surgi de nulle part et qu'il aura fallu, en amont, discuter avec Stéphane de ce qu'il voulait pour son affiche. Après cette discussion, m'incombait la réflexion nécessaire au choix des personnages et de la manière dont ils seraient représentés. On notera au passage le déséquilibre relatif entre les côtés gauche et droit du gâteau, dû à la taille variable des guimauves (pour laquelle je n'ai pas la moindre explication, ne m'en étant rendu compte qu'à la toute fin de mon projet...). Cela ne m'empêche pas pour autant d'être très fier du résultat final et, surtout, de mon panda !

samedi 20 mai 2017

Hommage - Saint Seiya


Avec une semaine de retard (gastro-entérite, quand tu nous tiens !), je vous propose cette fois-ci mon hommage à l'oeuvre cosmico-mythologique de Masami Kurumada, que j'ai dévorée plusieurs années durant lors de la publication au format "de luxe" de ses premiers arcs (originellement publiés à partir de 1986 au Japon). Il faut le dire, si j'appréciais, enfant, les graphismes et les idées sur lesquels reposaient la série télévisée qui en avait été tirée, j'étais loin de lui vouer le culte que je voue aujourd'hui au manga : traînant en longueur et proposant la plupart du temps des histoires sans intérêt parsemées de dialogues plutôt creux et de scènes présentes uniquement dans le but de rallonger les épisodes, le série n'entraînait aucunement mon adhésion.

C'est la raison pour laquelle il me fallut des années pour me lancer dans la version papier. Et là, quelle agréable surprise ! Que de style, que de puissance, que d'évocations, dans les histoires comme dans le trait ! Je me laissai rapidement emporté pour n'en plus ressortir que des milliers de pages plus tard, la tête emplie de constellations, d'armures et de dieux. Oui, Saint Seiya m'avait appris, à vingt-cinq ans passés, à rêver à nouveau. Quel plaisir que de suivre les pas de ces héros du cosmos à travers leur combat contre le mal pour préserver l'équilibre de l'univers ! Alors, pour toutes ces heures de pur bonheur onirique et l'inspiration que vous avez su par votre art insuffler dans mon imaginaire endormi, merci, Masami Kurumada, merci !

samedi 29 avril 2017

Hommage - Lucky Luke

Une série d'hommages ne saurait être complète sans la présence du personnage créé en 1946 par le dessinateur franco-belge Maurice de Bevere, dit Morris, Le western humoristique né sous son crayon aura considérablement évolué au fil des ans, graphiquement et scénaristiquement (qu'on me permette ici ce modeste néologisme) parlant.

Si le trait a considérablement gagné en précision pour finir par donner à Lucky Luke l'apparence charismatique et caractéristique qu'on lui connaît aujourd'hui, c'est avec l'arrivée de René Goscinny à l'écriture que les aventures de celui qui tire plus vite que son ombre (donc à plus de 300 000 km par seconde, tout de même !) prennent un tournant décisif, avec des personnages hauts en couleur et des dialogues percutants, les albums réalisés par le tandem restant à ce jour parmi les plus connus (Billy the Kid, Calamity James, Dalton City...).

Pour la petite anecdote, l'une de mes premières bandes dessinées scénarisées, réalisée lorsque j'avais neuf ou dix ans, fait ouvertement référence à la célèbre série dans son titre, Luc et Luke. L'histoire, un buddy-movie parsemé de courses-poursuites en voiture et de batailles mémorables contre des hordes de créatures surnaturelles, n'a pourtant pas grand-chose à voir avec Lucky Luke, si ce n'est peut-être les décors désertiques, fort pratiques à dessiner pour quelqu'un qui, justement, ne sait pas dessiner.

samedi 15 avril 2017

Hommage - Dragon Ball

Moulinsart attaquant peu ou prou toute personne qui se permettrait de rendre hommage à Tintin, j'ai décidé cette semaine de ne pas vous proposer ma version du personnage d'Hergé mais de passer directement à une autre des œuvres qui m'ont, à bien des égards, le plus influencé : Dragon Ball.

Cette série de mangas créée par le génie génial Akira Toriyama  en 1984 (année de ma naissance) a grandement conditionné la structuration de mes rêves, de mes histoires et de mes premières BD, pendant la fin de mon enfance et le début de mon adolescence, l'imaginaire débridé (sans mauvais jeu de mots) de l'auteur japonais mêlant son humour bon enfant (qu'accentuent des graphismes parfaits, en équilibre entre rondeur et rigidité du trait, le tout marqué par de nombreuses références à la culture populaire, d'Astro Boy (pour les cheveux pointus) à King Kong, en passant par Frankenstein et les superhéros de comics américains), son goût prononcé pour les situations cocasses et sa vision de l'homme et du monde, dans un univers où tout devient possible, y compris le déploiement du fantasme de toute-puissance, qui nourrit et compense les frustrations liées aux confrontations de l'homme au monde réel et qui peut là, grâce à la fiction, trouver un exutoire tout en conservant son nécessaire statut de fantasme.

Enfin, la réflexion morale proposée par le maître, dépourvue de tout manichéisme, dépasse de loin le cadre simpliste et moralisateur de bien des œuvres destinées au jeune public - et c'est peut-être en partie là, d'ailleurs, qu'il faut chercher l'une des principales raisons de son immense succès. Toriyama ne prend pas ses lecteurs, quel que soit leur âge, pour des idiots, et ça fait du bien !

samedi 18 mars 2017

Hommage - Où est Charlie ?

Cette semaine, je rends hommage au personnage créé par Martin Handford en 1987, dont les aventures en double-page et les couleurs vives ont si bien su me faire perdre la tête et la vue des heures durant lorsque j'étais enfant. Je prends encore aujourd'hui un plaisir inénarrable à fouiner du regard dans les moindres recoins de ces dessins tout aussi minuscules que minutieux, à la recherche de bandes rouges et blanches, de clefs et de parchemins. Ad nauseam. Littéralement.

samedi 4 mars 2017

Hommage - Garfield

Voici le premier épisode d'une courte série d'hommages à des artistes dont la création, d'une manière ou d'une autre, influença mes Histoires cochonnes. Aujourd'hui, le célèbre chat créé par Jim Davis en 1978, dont l'opportunisme, les commentaires cyniques et l'appétit légendaire sont petit à petit devenus sa marque de fabrique - sa patte, comme on dit. Son style graphique témoigne également de celle de l'auteur, dont le trait (d'humour) a fini par acquérir, au fil du temps, cette personnalité particulière, unique, qu'il est possible de reconnaître au premier coup d’œil.

samedi 11 février 2017

Histoire cochonne - l'art de finir en queue de cochon

Et voilà, chers lecteur, le moment tant attendu de la fin (la vraie, cette fois) de mes Histoires cochonnes est venu. Cette vignette est donc officiellement la toute dernière histoire et vient clore, "en queue de cochon", la quatrième saison, dont la version papier sera, comme il est désormais de coutume, bientôt disponible à la demande sur le site des éditions TheBookEdition. Celle-ci se verra compléter par une série de petites surprises, dont vous aurez le plaisir de découvrir une partie dans les semaines qui viennent sur le présent blog. 

Il n'est jamais aisé de mettre un terme à quoi que ce soit. Cependant, désireux de me lancer dans d'autres projets et m'apercevant que l'inspiration commençait à me manquer, j'ai pris la décision de mettre un point final à ce qui est et restera l'une des œuvres dont je suis le plus fier, afin de ne pas tout gâcher par des productions qui ne seraient pas au niveau de mes exigences et, surtout, d'explorer d'une autre manière les tréfonds de mon imaginaire pour le moins prolifique. Il va de soi que je vous tiendrai régulièrement informés de mes futures créations, et les plus curieux d'entre vous pourront, en attendant, s'aventurer sur mon site personnel afin d'y découvrir tout ce que j'ai pu faire en dehors des mes Histoires cochonnes jusqu'à maintenant. Allez-y, je vous garantis que ça vaut le détour !

Sur ce, bon strip, et que le porc soit avec vous !

Erwan Bracchi


samedi 4 février 2017

Une seconde parenthèse picturale et poétique - l'imaginaire



Une fois n'est pas coutume, mon amie l'artiste calligraphe Agathe Richard a renouvelé l'expérience précédente en adaptant cette fois mon poème intitulé "L'imaginaire" sur un autre panneau de bois de 40cm x 40cm. Le résultat, tout aussi spectaculaire, nous emporte et nous transporte au-delà des mots, de l'espace et du temps, dans les contrées de l'âme et de ses constructions fantastiques, où quatre alexandrins coupés en deux font émerger des abysses un souffle libérateur et salvateur :

Trou noir de la raison – 

Cet îlot solitaire – 

Trait blanc sur l'horizon – 
Cet élan salutaire –